« La vie de l’homme est une répétition de jours semblables les uns aux autres. Une langueur monotone, tout suffocant et blême. Le réveil sonne, et tout cela même a été dit, écrit, chanté mille fois, encore et encore. Il faudrait qu’il se passe quelque chose, n’importe quoi. »
Sébastien Bailly
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Après Le café sans nom et Le champ, le personnage principal du nouveau roman de Robert Seethaler est à nouveau un lieu : une rue. Une rue comme une autre : La rue de La Lande, son auberge, son bistrot, sa statue abîmée, sa maison de retraite… Mais une rue à l’ancienne, une rue encore animée, où la vie reste présente. Une vie simple, tranquille, regardant le temps s’écouler. Mais à chaque instant, dans cette rue, une lumière, une parole, un regard, un mouvement et la beauté jaillit. L’auteur a un sens aigu de l’observation, aucun éclat de beauté ne lui échappe. Les personnages, dans une certaine solitude, partagent leurs espoirs et se débattent avec la vie, la copropriété, les immigrés, la spéculation immobilière… La banalité n’existe pas avec Robert Seethaler, chez lui, les gens modestes et leurs vies, les lieux modestes et leurs habitants deviennent beaux et exceptionnels : « A force de regarder les choses, on trouve parfois derrière toute façade une beauté si bien cachée qu’elle dépasse notre imagination. » et l’auteur avec la délicatesse de son style nous le fait ressentir avec émotion.
« Vieillir demande du courage. »
« La dignité n’est pas négociable. Sauf qu’avec la dignité on ne peut rien s’acheter. »
« L’être humain se dresse brièvement et se courbe longtemps. »
Fiche #3453
Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction :
Elisabeth Landes
Violaine Bérot et son compagnon ont obtenu l’agrément ferme pédagogique et décident d’accueillir des enfants âgés de 6 à 10 ans. Des enfants hospitalisés en psychiatrie. Les enfants sortent donc d’un lien très fermé, très encadré, avec une tension latente de tous les instants allant parfois jusqu’à la violence pour arriver dans un espace de liberté. Un espace où chacun vaque à ses occupations, Violaine Bérot et son compagnon comme la poule, l’âne, la chèvre et les autres. Dans une prose poétique, Violaine Bérot nous rend compte des rencontres apaisantes entre ces enfants et les animaux. Des couples inattendus se forment. Chacun, à son rythme, va trouver celui qui va l’accompagner, l’écouter, le transformer. Des instants magiques et bouleversants où quelque chose d’inexplicable se passe (sensibilité des enfants comme des animaux). La violence fait place à la douceur, l’emprisonnement à la liberté. Lumineux.
Ecouter la lecture de la première page de "En liberté"Fiche #3452
Thème(s) : Littérature française
Siyuan AW
Des ailes pour deux
Editions du Pacifique
1 | 04-07-2026 | 16€
en stockSuperbe album pour les petits et les grands tant par les illustrations (chaque page est un tableau) que par le texte et les thèmes abordés : relation entre l'animal et l'homme, amitié, liberté. Dans les montagnes de l'Altaï, le petit Bekku voudrait tant voler que son père lui offre un aigle. L'enfant et l'aigle vont tout partager pendant de longues années. Jusqu'au jour, l'aigle doit partir, rejoindre la nature et retrouver sa liberté. Une déchirure nécessaire, mais les deux ne s'oublieront pas, n'oublieront pas ce qu'ils ont vécu ensemble.
Ecouter la lecture de la première page de "Des ailes pour deux"Fiche #3450
Thème(s) : Jeunesse
Nouvelle consultation des comptes-rendus de lecture
Les comptes-rendus de lecture de l'année précédente (2025-2026)