« Pour moi, la première violence est de s’arroger le droit de disposer de l’autre. Du corps de l’autre. Au nom d’une supériorité légitimée par la naissance, le sexe, l’argent, la position sociale ou encore par des lois humaines ou divines. »
Maïssa Bey
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Deux hommes sous la chaleur torride de Rome. Trois personnages donc dont deux bâtisseurs. Marco, l’écrivain. Giuseppe, l’architecte. L’écrivain a été chauffeur de taxi, cet homme engagé a publié un premier livre et tente d’en écrire un deuxième. Une rumeur les rattrape : une île accueillerait des réfugiés venus vivre leur rêve en Europe avec un Abri en construction. Les rumeurs, les infos, les avis, les rencontres s’égrainent tout en visitant Rome, sa chaleur et ses odeurs. Le drame les percute. Comment ces deux hommes vont-ils réagir face aux destins des migrants ? Quels engagements vont-ils poursuivre avec quels impacts sur leur vie ? Sur leur métier ? « Un abri pour Lampedusa » se situe donc du côté de l’Europe qui accueille ou pas des exilés venus simplement vivre leur vie et montre sans aucun jugement les tentatives d’engagement (Marco cohérent avec ses engagements et convictions montrera une implication totale) et de désengagement, les sentiments multiples, les peurs, les envies, les renonciations, les contradictions… de Giuseppe, de Marco, de nous.
Premier roman
Fiche #3398
Thème(s) : Littérature française