'Le parfum le plus terrible, celui que rien ne pouvait masquer et qui s’accrochait à vous comme du lierre grimpant ou de la clématite à un mur, lui non plus n’avait pas disparu. C’était celui de la solitude et du désespoir. Celui qui vous rappelle que, quoi qu’il arrive, on se retrouve seul. Toujours.'   Jean-Pierre Delfino

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Evilio Rosero




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Evilio ROSERO
Les armées
Métailié
156  pages
17  euros

02-08-2008

 

    Ce roman débute dans un village colombien avec une ambiance de douceur, de calme voire de volupté. Ismael, vieil instituteur, cueille des oranges et en profite pour admirer sa voisine, superbe, qui se dore nue au soleil. Il forme avec sa femme un vieux couple heureux. Puis, peu à peu, le lecteur se retrouve plongé dans la violence, l’horreur et la folie humaine. On apprend tout d’abord que des enlèvements se produisent dans le village où tout le monde se connaît. Des guérilléros, trafiquants et autres paramilitaires occupent le village sans savoir lesquels sont responsables de tel ou tel enlèvement. La peur monte, la suspicion gagne les villageois, l’angoisse sourde les étreint irrémédiablement. L’incompréhension habite les villageois et Ismael à la disparition de sa femme se sent perdu. Les habitants qui le peuvent quittent la ville, la plupart reste, sans espoir. Ismael et son pays suivent la même voie. Le délitement de son pays renvoie Ismael à sa perte de mémoire. Il sent peu à peu sa mémoire et sa raison le quitter. Qui sont les victimes ? Qui sont les coupables ? Déchéance d’un pays, déchéance individuelle. Tout devient flou. Un roman terrible à l’image de la folie des hommes qui nous laisse inquiets et quelque peu désespérés pour ce pays et ses habitants.

Thème(s) : Littérature étrangère
Traduction : François Gaudry

 


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