'Quand il n’y a plus d’amour, il ne reste que la folie.'   Arnaud Rykner

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

 
 



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Julia Kerninon




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Julia KERNINON
Le dernier amour d'Attila Kiss
Le Rouergue
75  pages
13.8  euros

17-01-2016

 

    Attila, un prénom qui évoque immédiatement la guerre, et Julia Kerninon choisit d’y adjoindre l’amour. Attila, rude Hongrois, la cinquantaine, a toujours connu la galère, travaille la nuit et adore peindre. Puis c’est La rencontre avec son opposé, l’âge, l’origine sociale, tout les sépare. Theodora, vingt-cinq ans, Autrichienne, fille unique de l’un des plus grands chanteurs d’opéra de Vienne, riche et cultivée, gâtée par la vie sans trop la connaître. Rencontre impossible, et pourtant. Telles les relations chaotiques entre leurs deux pays, Theodora et Attila vont engager le combat et apprendre à partager leurs vies. Attila, le guerrier qui a engagé le combat contre Theodora, contre les autres mais aussi contre lui-même, sera obligé de reconnaître qu’il apprend de Theodora et déposera définitivement les armes. Julia Kerninon, experte en art de la guerre, décrypte les stratégies, les avancées et reculs, les victoires et défaites de chaque partie, observe avec précision les mouvements de l’amour, les vagues qui animent cette relation. Après « Buvard », belle confirmation d’une grande maîtrise.

« …la vérité ne se répartit pas exclusivement entre la parole et le silence, entre ce qui est dit et ce qui est tu, mais elle occupe d’abord et surtout les territoires immenses et sans nom qui les séparent. »

« …l’amour rappelle qu’il y a des frontières et qu’on ne les franchit pas impunément. »

« Tout le monde réécrit l’histoire. L’histoire, c’est la réécriture. »


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Thème(s) : Littérature française

 


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Julia KERNINON
Buvard
Le Rouergue
200  pages
18.8  euros

20-02-2014

 

    Caroline N. Spacek est un écrivain accompli, adulé. Dès son premier roman, elle a marqué et impressionné le monde littéraire. Elle vit maintenant loin de l’agitation, du monde, retirée et barricadée dans une grande maison à la campagne. Presque inexplicablement, elle accepte pourtant de recevoir Lou un jeune étudiant. Il ne la connaît pas mais admire son œuvre. Ils passeront finalement deux mois ensemble. Quelque chose semble les rapprocher, peut-être une enfance violente, peut-être pas. Il s’efface, l’écoute, serait prêt à tout pour suspendre le temps et tout apprendre d’elle, tout comprendre. Il laisse s’installer avec bonheur et surprise une intimité qu’il n’espérait pas, « Lui faire ouvrir les doigts. Savoir ce qu’elle dissimulait au creux de sa paume. ». Progressivement, elle revient sur sa vie, son écriture, son œuvre. Elle revit littéralement son histoire, dissèque son travail et retrouve tous les sentiments, fougue, colère, désespoir, qui l’ont alors animée, loue la seule richesse à ses yeux, les livres, les mots et la lecture. Elle revient sur la métamorphose qu’elle a accomplie par les mots, par sa volonté, aussi forte et combattante que fragile, la femme est terriblement attachante. Un roman (ou deux) parfaitement maîtrisé, travaillé, construit qui livre le portrait fascinant d’une femme fière et fragile mais aussi une réflexion sur l’écriture, les mots, la création, les douleurs et joies qui l’accompagnent, la recherche du mot parfait et la solitude qui s’installe inexorablement. Un premier roman étonnant !

Premier roman

« Les phrases étaient du métal aussi, une substance pure qu’il fallait extraire patiemment du sable dur de la mémoire. »

« Ce qu’ils appelaient violence, c’était simplement ce qu’ils ne reconnaissaient pas. »


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Thème(s) : Littérature française

 


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